Fini d’avoir trop chaud chez vous ?
Quatre étapes pour une maison résistante à la chaleur grâce à l’échelle de refroidissement
Une étude récente de la KU Leuven a calculé que, si le climat continue à se réchauffer de 3 °C, la quasi-totalité des foyers belges pourraient être confrontés à une surchauffe dans les habitations à partir de 2063. Avec une saison chaude pouvant atteindre deux mois par an et un impact considérable sur le confort, la santé et la consommation d’énergie, la surchauffe n’est donc pas un problème de demain. C’est un défi d’aujourd’hui. Ce faisant, l’échelle de refroidissement vous aide à franchir quatre étapes vers une maison durable et pérenne.
En tant que constructeur ou rénovateur, suivez-vous les étapes de l’échelle, mise en place par l’OSKA (Overleg Standaarden Klimaatadaptatie*) néerlandais, dans le bon ordre ? Ainsi, la surchauffe n’aura aucune chance dans votre logement neuf ou rénové, et le refroidissement en été sera aussi durable et économe en énergie que le chauffage en hiver. Le refroidissement actif (climatisation) est délibérément considéré comme un dernier recours à cet égard. Car il n’est pas nécessaire de refroidir la chaleur qui ne peut pas entrer.

1. Créez un environnement frais, avec de l’eau et de la végétation
Pour que votre maison reste fraîche pendant les journées chaudes, il faut d’abord s’occuper de l’environnement immédiat. La végétation (arbres et plantes) et l’eau contribuent indirectement à un climat intérieur agréable. Un arbre stratégiquement placé apporte l’ombre nécessaire. De plus, les plantations et les plans d’eau extraient la chaleur de l’environnement par évaporation, ce qui constitue un effet rafraîchissant supplémentaire.
2. Gardez la chaleur à l’extérieur
Sachant que la chaleur pénètre plus facilement par les fenêtres, le mieux est de commencer par empêcher les rayons solaires d’atteindre les vitres et de faire monter la température intérieure. Comment ? Avec un arbre au bon endroit, des surplombs ou avec une protection solaire extérieure comme des stores, des auvents au-dessus ou des panneaux coulissants devant la fenêtre. De cette façon, la pièce se réchauffe moins vite. L’avantage des stores ? En été, lorsqu’ils sont baissés, ils empêchent la chaleur de pénétrer, mais si vous les relevez en hiver et hors saison, vous profitez alors pleinement de la chaleur gratuite du soleil.
3. Refroidissez passivement !
La chaleur reste à l’intérieur ? La première chose à faire est de la combattre à l’aide de techniques passives, telles que le rafraîchissement nocturne sous forme de grilles anti-effraction et pare-insectes encastrées dans les fenêtres. La nuit, l’air extérieur plus frais « nettoie » la maison de manière naturelle, de sorte que la masse thermique fait baisser la température du bâtiment de quelques degrés pour le lendemain.
Vous pouvez également utiliser une pompe à chaleur géothermique pour refroidir votre maison. L’appareil utilise alors la fraîcheur du sol pour rafraîchir vos pièces à vivre grâce au système de chauffage par le sol. Sachez toutefois que la capacité de refroidissement d’une telle pompe à chaleur est limitée. Si vous ne parvenez pas à empêcher la chaleur de pénétrer suffisamment, cela ne fera pas de miracles.
4. Refroidissez activement en dernier recours
En cas de canicule ou de périodes de chaleur prolongées, surtout si les températures ne baissent guère pendant la nuit, un système de refroidissement actif est parfois tout de même recommandé. Un climatiseur ou une pompe à chaleur peuvent donc être utiles, mais seulement en dernier recours pour faire face aux pics. Si vous avez suivi les étapes précédentes de l’échelle de refroidissement, vous ne serez jamais confronté(e) à une facture d’énergie astronomique. De plus, le refroidissement actif, s’il n’est pas alimenté par des énergies renouvelables, contribue à aggraver encore davantage le réchauffement climatique en raison des émissions supplémentaires de CO2.
D’autres conseils d’experts pour prévenir la surchauffe ? Découvrez ici le rapport complet des experts